fish and death

Publié le par mel

Si javais tué le poisson rouge de mon petit frère, aurai-je du être considérée come une criminelle ? la pensée du crime est elle aussi répréhensible que le crime lui même ?

Il est mort, mais non je ne l'ais pas tué, le malheureux cest suicidé. Je dégage toute responsabilité, je ne crois pas être capable de torturer psychologiquement quoi que ce soit, encore moins un poisson. Malgré le fait que sa mort ne m'attriste pas, comment un poisson en vient -il a de tels extrèmes ? Si ces petites choses écailleuses sont capables dêtre désespérées, si ces petites bètes au minuscule cerveau peuvent être lassées de la vie au point de se jeter dans un ultime élan vers le couvercle, quel espoir avons nous de rester en vie ? Si même un poisson rouge peut se dire " damned, tourner dans ce bocal sans espoir de voir autre chose un jour, cest trop atroce, je crève", alors les poissons rouges sont peut être plus futé que nous.

essayons d'ordoner cette pensée. Nous sommes des poissons. Notre bocal est a peine plus grand, tout nest qu'une question d'échelle. Quels choix possède un poisson ? Le poisson tourne en rond, le poisson mange. Qu'est ce que nous faisons de plus ? Nous travaillons. Ca sest parce que nous possédons le caractère dérivé  de la fabrication industriel doutil, et qu'ona arrète pas le progrès. What else ? Le premier qui dit "nous ressentons des sentiments", je l'étripe. Les humains sont aussi égocentrique que les pooissons ou les fourmis et aiment leur prochain autant que les nains de jardin en céramique aiment blanche neige de tout leur coeur.  Alors un poisson rouge qui se suicide, cest un clostrophobe qui se rend compte de létroitesse de sa vie, et un humain qui se suicide, cest un poisson rouge.

Vous n'avez rien compris, moi non plus.

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Publié dans Bloc note.

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J
"Ils ont un instinct secret qui les porte à chercher le divertissement et l'occupation au dehors, qui vient du ressentiment de leurs misères continuelles; et ils ont un autre instinct secret, qui reste de la grandeur de notre première nature, qui leur fait connaître que le bonheur n'est en effet que dans le repos, et non pas dans le tumulte; et de ces deux instincts contraires, il se forme en eux un projet confus, qui se cache à leur vue dans le fond de leur âme, qui les porte à tendre au repos par l'agitation, et à se figurer toujours que la satisfaction qu'ils n'ont point leur arrivera, si, en surmontant quelques difficultés qu'ils envisagent, ils peuvent s'ouvrir par là la porte au repos.<br /> <br /> Ainsi s'écoule toute la vie. On cherche le repos en combattant quelques obstacles; et si on les a surmontés, le repos devient insupportable; car, ou l'on pense aux misères qu'on a, ou à celles qui nous menacent. Et quand on se verrait même assez à l'abri de toutes parts, l'ennui, de son autorité privée, ne laisserait pas de sortir du fond du coeur, où il a des racines naturelles, et de remplir l'esprit de son venin.<br /> <br /> Ainsi l'homme est si malheureux, qu'il s'ennuierait même sans aucune cause d'ennui, par l'état propre de sa complexion; et il est si vain, qu'étant plein de mille causes essentielles d'ennui, la moindre chose, comme un billard et une balle qu'il pousse, suffisent pour le divertir.<br /> <br /> Mais, direz-vous, quel objet a-t-il en tout cela ? Celui de se vanter demain entre ses amis de ce qu'il a mieux joué qu'unautre. Ainsi, les autres suent dans leur cabinet pour montrer aux savants qu'ils ont résolu une question d'algèbre qu'on n'aurait pu trouver jusques ici, et tant d'autres s'exposent aux derniers périls pour se vanter ensuite d'une place qu'ils auront prise, et aussi sottement à mon gré; et enfin les autres se tuent pour remarquer toutes ces choses, non pas pour en devenir plus sages, mais seulement pour montrer qu'ils les savent, et ceux-là sont les plus sots de la bande, puisqu'ils le sont avec connaissance, au lieu qu'on peut penser des autres qu'ils ne le seraient plus, s'ils avaient cette connaissance.<br /> <br /> Tel homme passe sa vie sans ennui en jouant tous les jours peu de chose. Donnez-lui tous les matins l'argent qu'il peut gagner chaque jour, à la charge qu'il ne joue point: vous le rendez malheureux. On dira peut-être que c'est qu'il recherche l'amusement du jeu, et non pas le gain. Faites-le donc jouer pour rien, il ne s'y échauffera pas et s'y ennuiera. Ce n'est donc pas l'amusement seul qu'il recherche: un amusement languissant et sans passion l'ennuiera. Il faut qu'il s'y échauffe et qu'il se pipe lui-même, en s'imaginant qu'il serait heureux de gagner ce qu'il ne voudrait pas qu'on lui donnât à condition de ne point jouer, afin qu'il se forme un sujet de passion, et qu'il excite sur cela son désir, sa colère, sa crainte, pour l'objet qu'il s'est formé, comme les enfants qui s'effrayent du visage qu'ils ont barbouillé.<br /> <br /> D'où vient que cet homme qui a perdu depuis peu de mois son fils unique, et qui, accablé de procès et de querelles, était ce matin si troublé, n'y pense plus maintenant? Ne vous en étonnez point: il est tout occupé à voir par où passera ce sanglier que les chiens poursuivent avec tant d'ardeur, depuis six heures. Il n'en faut pas davantage. L'homme, quelque plein de tristesse qu'il soit, si on peut gagner sur lui de le faire entrer en quelque divertissement, le voilà heureux pendant ce temps-là; et l'homme, quelque heureux qu'il soit, s'il n'est diverti et occupé par quelque passion ou quelque amusement qui empêche l'ennui de se répandre, sera bientôt chagrin et malheureux. Sans divertissement, il n'y a point de joie; avec le divertissement, il n'y a point de tristesse. Et c'est aussi ce qui forme le bonheur des personnes de grande condition, qu'ils ont un nombre de personnes qui les divertissent, et qu'ils ont le pouvoir de se maintenir en cet état." <br /> <br /> Le début et la suite ici:<br /> http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Divertissement--Le_divertissement_selon_Pascal_par_Blaise_Pascal<br /> <br /> Mais Blaise ne doit pas t être inconnu.. :)
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