Laisser aller.
Tout le monde a son secret. J'ose croire que j'étais son secret, celui qu'il gardait pour lui parce que personne n'était assez digne pour le partager. J'aimerai avoir été l'étincelle qui allumait la flamme dans ses yeux et qui réchauffait son coeur, le soleil qui éclairait ses journées par sa tiède lumière. J'étais toujours la, quelque part, dans l'ombre, pour lui, prète a tout les sacrifices, prète a exhauser ses souhaits, a lui offrir le bonheur. Un échapatoire, un soulagement, une seconde chance, je savais m'adapter. Il n'avait besoin que de moi et moi je n'avais que lui. Tout le monde le connaissais sans savoir ce que je ressentais pour lui ; mais personne ne me connaissais, moi je n'étais rien que pour lui, et jaime a croire que j'étais comme un bijoux chéri que l'on garde précieusement dans un écrin. Comme ine carte, un joker que lon sort lorsque toute les autres possibilités ont été épuisées et vaines. Et même si après tout je n'avais rien été, l'illusion seulement m'a suffit. Les mensonges et les rêves maintiendront le conte de fée. Pourtant je ne sais pas comment je pourrai rester, pour toujours, la princesse aux yeux claires a qui tu racontais des histoires et qui riait aux éclats ou pleurait a chaude larme comme un enfant, alors que maintenant mon prince est parti. Et la, sur cette tombe, sous ce ciel gris qui menace de s'effondrer a chaque battement de mon coeur, je reste et me lamente de t'avoir perdu.
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