Chroniques Belges.
J'aurai internet la semaine prochaine. En attendant, pour vous ré-habituer, voila un petit article.
Je ne suis pas une grande voyageuse hors frontière. Je n’étais jamais allée en Belgique. Mais j’ai postulé à l’ULB, parce que le programme du Master faisait baver (ouai enfin pour ceux que la SP fait baver :p). J’ai été prise.
Depuis, je visite.
J’ai choisi de vous raconter mon départ par chapitres thématiques plutôt que par jour. Comme ça, je vous épargne les courses à Carrefour (dépaysement hoho), les dodos à 23H...
Bref, voyez par vous même les enfants.
I- Le transport.
Je vais commencer par cela, parce que c’est ce qui me turlupine le plus.
Le jour de ma première visite, j’ai commencé par acheter un titre de transport. Mon premier contact avec un Belge en Belgique était...naze. Oui, j’ai parlé de prime abord à un crétin. Choses qui arrivent.
Ma deuxième anecdote vaut le détour, c’est le cas de la dire. J’ai une expérience des transports en commun français plutôt honorable je dirai, surtout pour une campagnarde. J’ai pris le tram de Grenoble. J’ai pris le métro de Lyon. Le bus de Beauvais :p.
J’ai vu le tram de Paris en allant une fois à la cité U.
Arrivée à Bruxelles, j’ai donc cherché les tram numéro 3 ou 4. J’ai fait le tour de la gare. En surface.
Et bien en centre ville, le tram est souterrain. AH AH AH.
A Paris, niveau validation des titres de transport, la RATP c’est un peu la gestapo (oui, j’assume).
Ici, je crois que valider son titre c’est «oui, on y pense, on sait qu’il faut le faire....mais euh, ?». Vous ne comprenez pas? Moi non plus. A chaque fois que je rentre dans le métro, je me souviens que je suis étrangère.
Lors de mon premier voyage, le tram c’est arrêté entre deux stations. Entre Gare de Midi et euh...Bref.
Le tram c’est retrouvé dans le noir. Et personne n’a râlé. Pourtant, personne ne nous remercie de patienter. J’ose espérer qu’on offre aux parisiens pure souche un espèce de mode d’emploi lors de la réservation du billet pour le thalys.
Malgré tout, j’ai bien rit lorsque une allemande derrière moi a fait une crise d’angoisse.
II- Le logement.
J’habite un charmant petit studio place de Brouckere. Vient me cambrioler si tu veux lecteur, vu ce que je paye mon assurance habitation, je t’attends.
Mon propriétaire est sympa, même il se sent obliger de nourrir le mythe du «où est Charlie? » de notre enfance.
III- La Fac.
Pour le moment, je n’ai pas encore vu mon campus.
Je me suis préinscrite, et je ferai un compte rendu détaillé aux fac française moyennant finance.
Je suis arrivée avec juste ma carte d’identité. On m’a donné un dossier orange et deux feuilles à signer, et voyant les autres avec leur dossier bleu, je me suis sentie exclue. J’ai du attendre mon numéro, surveillant un écran plat accroché au mur. J’aurai pu bâcler mon inscription en moins de deux si on m’avait dit avant que lorsque l’on a un diplôme, on a plus le droit aux frais réduits d’inscription.
IV- Le temps.
En Belgique, il ne fait pas mauvais.
Il fait bien plus moche en Picardie (et toc).
V- La télé.
J’ai bbc one. Une chaîne en anglais sous titré néerlandais. RTL plug. France 2. Arte belgique. France 3.
VI- Les courses.
Je n’ose pas acheter de chewing gum parce que toute les marques me sont inconnues.
J’ai acheté un assortiment de gaufres.
Je me suis fait engueler parce que je n’ai pas précisé que ma carte était une visa.
VII- Orientation.
Depuis que je suis là j’ai eu le droit à :
- des suédoises qui me demandent où est je sais pas quoi dans la gare du Midi ;
- des gens qui m’ont demandé leur chemin
- des gens qui me dmandent quel tram prendre
- - un mec qui me demande si il doit faire la queue à l’accueil de la banque pr accéder à un guichet.
Oh, et je suis victime d’une coupure de courant. Et dans ces cas là, je ne sais pas ce que je dois faire. J’imagine que mes voisins vont régler ça très vite.
...
Je me dis que je devrais peut être sortir pour voir.
Dans le doute je mets mes chaussures.
Tu vas lire en différé ce qui m’est arrivé et que j’écris en direct.
Sauf que écrire m’empêche d’aller voir mes voisins.
Bon comme j’avais mis mes chaussures, je suis descendue.
Et là je les retire, j’ai une ampoule, et difficile de couper un bout de panscement dans le noir.
J’ai vu mes voisines du premier (oui, j’ai vu deux filles, du même appart. Un appart charmant apparemment, de ce que l’on voit dans le noir avec la lueur de bougies), sympathiques, dont l’esprit vif leur a permis de prendre l’initiative d’appeler Charlie, le sus nommé.
Elle m’ont dit qu’en deux mois, c’était une première cette coupure. Toujours est-il que l’immeuble est plongé dans le noir, ce qui n’est pas le cas de l’immeuble d’à côté en témoigne la lumière que je vois à travers mon velux de cuisine.
Et dans ces moments là, on finit par avoir envie de faire pipi.
En plus, je n’ai rien dans cet appart, puisque mes affaires arrivent samedi (on est jeudi). Heureusement, j’avais fait du thé.
Malheureusement, mon disque dur externe fonctionne à l’électricité. Ma télé aussi.
Heureusement, Mac a de la batterie pour encore deux heures. Presque trois.
Et finalement, le cri du frigo! Et le retour de envoyé spécial, je vais pouvoir allé faire pipi.
Ah bin non. Ah bien si.
Il semblerait que mon voisin du deuxième soit à l’origine de la coupure. Origine : cuisine, plaques électriques.
J’avais fermé la fenêtre au cas où Charlie viendrait. Visiblement, étage deux est reconnu coupable, et on ne juge pas nécessaire de monter au troisième. En même temps, je suis au courant. AHAHAH.
Ca me rappelle que je ne t’ai pas dit que après signature du bail, le proprio se casse, je ferme la porte et là...la poignée me reste dans la main.
Heureusement que Charlie voulait parler à mon voisin.
Bon, il semble que tout soit fini, je vais rallumer envoyé spécial.
Bien à toi lecteur.