Thérapie familiale.

Publié le par mel

Parce que mon père va aller passer 24h à Amiens, de toute façon à l'intérieur de l'hôpital ("J'ai rdv pour dormir à l'hôpital de jour. Nan, je voulais dire à l'hôpital Sud."), sans droit de visite. 
Parce que quand il rentre manger au milieu de l'après midi, je parle. Et en expérimentatrice, je suis jalouse de ne pas avoir eu de terreurs nocturnes. 
Mais au moins, je sais que ce n'est pas la peine que j'aille voir un autre médecin, pour tenter de dormir mieux. Voir de dormir tout court parfois. 
Les cauchemars. Les insomnies. Les mouvements. Dormir assis. Dormir en amphi, dans le bus, dans les salles d'attente, en réunion. 
Ne pas dormir dans son lit. Ne pas dormir chez soi. 
Mon père me dit, au tout début d'une histoire quand j'étais amoureux, je dormais bien. Le sentiment de sécurité tu vois. Et en fait, je comprend. 
Trouver cette espèce de sérénité. J'imagine que c'est pour ça qu'on dort l'après midi, au rythme des gens qui s'activent dehors. Qui font leur vie sans nous. J'imagine que c'est pour ça qu'on dort trop tard. Quand la nuit est paisible. 
Qu'on dort si bien avec certaines personnes. Si mal avec d'autre. 
Pour ça que je dors si mal depuis si longtemps. 
Donc finalement, on est arrivé à la conclusion qu'adoptezunmec.com est une largement moins mauvaise idée que ce que je pensais. Parce que trouver un mec assorti à mon intérieur, et lui dire de me regarder dormir, pour me raconter une éventuelle crise de somnambulisme tant attendu est ce qu'il me faut.  

Non mais je vais pas sérieusement m'inscrire la dessus. Mais j'envisage plus sérieusement de trouver quelqu'un avec qui dormir. 
Mais c'est une autre histoire. 
 
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Publié dans Paris.

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